La vigne a été cultivée très tôt en Bourgogne. Mais c'est à Gevrey-Chambertin que les recherches archéologiques ont permis de découvrir les premières vignes galloromaines, qui datent du 1er siècle avant notre ère. Cette découverte accrédite les préconisations de Pline l'Ancien et de Columelle. Le Clos de Bèze, doyen des clos bourguignons a été planté par les moines de l'abbaye de Bèze en 630.

Le Chambertin doit son nom à un paysan nommé Bertin, propriétaire d'un terrain voisin des vignes du Clos de Bèze, cultivées par les moines de l'abbaye du même nom. Bertin pensa que ce terrain devait, lui aussi, produire un bon vin. Peu après, le vin du «champ de Bertin» fut bientôt aussi célèbre que celui du Clos de Bèze.

Le Chambertin atteignit son heure de gloire sous Napoléon qui en fit son vin préféré. La prédilection de Napoléon pour le Chambertin date probablement de l'époque où, jeune officier d'artillerie, il séjourna quelque temps en Côte-d'Or.

À la fin du XIXème siècle arrivèrent deux nouveaux fléaux de la vigne. Le premier fut le mildiou, maladie cryptogamique et le phylloxéra. Cet insecte venu d'Amérique mit très fortement à mal le vignoble. Après de longues recherches, on finit par découvrir que seul le greffage permettait à la vigne de pousser en présence du phylloxéra. Ainsi c'est en 1936 que l'appellation décrocha son AOC, et 1937 pour ses Grands Crus.





  
EnregistrerEnregistrerEnregistrer