Fixin, des terroirs d’exception

Comme sur toute la Côte de Nuits, les terroirs de l’appellation Fixin se sont lentement constitués au cours des temps géologiques.

Les mers tropicales qui ont recouvert la région au Jurassique, de 200 à 135 millions d’années, ont permis le dépôt des couches de marnes et de calcaires sur lesquelles pousse aujourd’hui la vigne.

La formation du relief de la Côte s’est produite suite à un étirement de la croûte terrestre il y a environ 30 millions d’années. Les roches du Jurassique ont été fracturées en grandes lanières parallèles à la plaine de Saône.

Enfin la période quaternaire a vu alterner des périodes au climat contrasté. La dernière période de froid, il y a vingt mille ans, a achevé le creusement des combes, ces vallées qui entaillent le relief de la Côte. Les matériaux arrachés aux plateaux calcaires se sont accumulés au débouché de ces vallées, fournissant aujourd’hui à la vigne un substrat drainant idéal pour sa culture.

Le pinot noir se trouve ici en parfaite adéquation avec les sols et sous-sols, et révèle la quintessence des terroirs.


Diversité des terroirs


Trois ensembles géologiques s’individualisent sur le territoire de l’appellation Fixin.

Les coteaux de l’appellation Fixin montrent une nette dominance du calcaire à entroques (Jurassique Moyen) dans la partie supérieure du versant.

Le sous-sol de la partie médiane du coteau est composé de marnes sableuses du Lias
(Jurassique Inférieur).

Au débouché des combes qui entaillent la Côte se sont déposés des cônes alluviaux riches en cailloutis qui constituent un excellent substrat pour la culture de la vigne et qui se sont largement étalés au pied du coteau viticole de l’appellation Fixin.

Les premiers crus

Clos de la Perrière

Le clos doit sa création aux moines de Citeaux. Classé en tête de cuvée par Jules Lavalle au dix-neuvième siècle, ce vin aurait contribué au cours des siècles précédents, à l’élaboration du Chambertin. Le nom du lieu-dit vient de « petrara », désignant la carrière au douzième siècle. La Perrière, comme tous les autres lieux-dits bourguignons qui portent le même nom, désigne une carrière médiévale. Elle a ici servi à l’édification des bâtiments de la Perrière.

Comme l’atteste la nature de la roche dans la carrière exploitée par les moines cisterciens, le sous-sol du Clos de la Perrière est principalement constitué de calcaire à entroques. Le calcaire de Comblanchien affleure à son sommet. Le sol est assez mince et riche en pierres en haut du coteau.


Clos du Chapitre

Tout comme le célèbre Clos de Bèze à Gevrey, le Clos du Chapitre a appartenu au chapitre cathédral de Langres. Il jouxte le Clos de la Perrière à l’est.
La partie haute de ce climat repose sur les calcaires à entroques du Jurassique Moyen, alors que le sous-sol de la partie basse est composé de marnes sableuses du Lias (Jurassique Inférieur).




Les premiers crus


Clos Napoléon

Cadastralement, le lieu-dit s’appelle Les Cheusots, mais c’est Claude Noisot qui l’a baptisé ainsi pour glorifier son empereur. Ce climat faiblement penté repose sur les calcaires à entroques du Jurassique Moyen, dans sa partie ouest et sur les marnes sableuses du Lias (Jurassique Inférieur) dans sa
partie est.


Les Hervelets et les Arvelets


L’orthographe diffère mais ces deux lieux-dits ont une même origine : les arves
(racine celte) désignaient des cours d’eaux.
Le sous-sol de ces deux lieux-dits est composé de calcaire à entroques. Les sols sont
minces et pierreux en haut du coteau, et plus épais et plus riches en limons et en argiles en bas où ces dépôts de pente (colluvions) s’accumulent.


Etudes et cartes :
Françoise Vannier-Petit
Photographies :
Françoise Vannier-Petit,
Valérie Huguenot Office de tourisme du canton de Gevrey-Chambertin